Marocco
Le 11 juillet 2025, le Maroc a adoptéun nouveau code de procédure pénale, suscitant une vive controverse au sein de la sociétécivile, des avocats et des organisations non gouvernementales. Bien que soutenu par le gouvernement, ce texte est critiquépour certaines dispositions perçues comme un recul démocratique.
Les articles 3 et 7 du nouveau code sont au cœur des critiques :
Les avocats et les ONG dénoncent ces mesures comme une atteinte au droit d'accéderéquitablementàla justice et une marginalisation de la sociétécivile. Ils estiment que ces dispositions vontàl'encontre de la Constitution de 2011, qui prône une plus grande participation des citoyens aux affaires d'intérêt général, et de la Convention des Nations unies contre la corruption, dont le Maroc est signataire.
Cette réforme intervient dans un contexte marquépar une vague d'affaires de corruption impliquant desélus, souvent déclenchées par des plaintes d'associations. Les critiques soulignentégalement le manque d'indépendance du système judiciaire, les faibles condamnations dans les affaires de violences, et la défiance généralisée envers la justice, minée par la corruption et un manque de moyens.
Plusieurs associations envisagent de saisir la Cour constitutionnelle pour contester ces dispositions, voire de demander l'arbitrage du roi Mohammed VI. La situation reste tendue, et l'issue de ces démarches pourrait avoir des implications significatives pour l'avenir de la lutte contre la corruption et la participation de la sociétécivile au Maroc.