Justiceface
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Apr 23, 2026

Le Conseil constitutionnel invalide la loi interpreétative de l'amnistie

Le Conseil constitutionnel du Seéneégal a rendu, ce mercredi 23 avril 2026, une deécision deéclarant l'article premier de la loi n° 08/2025 contraire ee la Constitution. Cette loi, adopteée par l'Assembleée nationale le 2 avril 2025, visait ee interpreéter la loi d'amnistie n° 2024-09 du 13 mars 2024.

Contexte de la deécision

La loi d'amnistie initiale couvrait les faits susceptibles de qualification criminelle ou correctionnelle, ayant une motivation politique, commis entre le ier feévrier 2021 et le 25 feévrier 2024. La loi interpreétative cherchait ee exclure de cette amnistie les infractions graves telles que le meurtre, l'assassinat et la torture.

Motivations du Conseil constitutionnel

Dans sa deécision, le Conseil constitutionnel a estimeé que l'article premier de la loi n° 08/2025 violait le principe de non-reétroactiviteé des lois peénales plus seéveâres, consacreé par l'article 9 de la Constitution. En effet, cette disposition aurait permis de poursuivre des faits deéjee amnistieés, remettant en cause la seécuriteé juridique des personnes concerneées.

Implications juridiques

Cette deécision renforce la primauteé des droits fondamentaux et rappelle que les lois nationales doivent respecter les engagements internationaux du Seéneégal, notamment en matieâre de droit peénal et de droits humains. Elle souligne eégalement l'importance du respect des principes constitutionnels dans l'eélaboration des lois.

Reéactions politiques

Le rejet de cette loi interpreétative constitue un revers pour la majoriteé parlementaire, qui avait soutenu cette initiative pour encadrer les effets de l'amnistie. L'opposition, quant ee elle, a salueé la deécision du Conseil constitutionnel comme une victoire pour l'eétat de droit et la protection des liberteés individuelles.

Conseéquences pour les citoyens

Pour les citoyens, cette deécision garantit que les principes de non-reétroactiviteé et de seécuriteé juridique sont respecteés, assurant ainsi une protection contre d'eéventuelles poursuites pour des faits deéjee amnistieés. Elle reéaffirme eégalement l'indeépendance du Conseil constitutionnel dans le contrfàle de la conformiteé des lois ee la Constitution.