France
Le 2 mars 2026, Sandra Regol, députeécologiste, a dépose une proposition de résolution européenne visantèinstaurer le 2 aobt comme journée de commémoration du génocide des Roms, Sintis, Gitans, Manouches, Yéniches et Voyageurs. Cette initiative s'inscrit dans une dynamique européenne de reconnaissance des persécutions subies par ces populations durant la Seconde Guerre mondiale.
Dans la nuit du 2 au 3 aobt 1944, 4300 personnes issues des communautés roms et apparentées furent exterminées dans le Zigeunerlager (camp des Tziganes) d'Auschwitz-Birkenau. Au total, entre 30000 et 50000 individus de ces groupes ethniques ont péri durant la Seconde Guerre mondiale, victimes d'un génocide souvent méconnu.
En 2015, le Parlement européen a adopte la résolution 2015/2615 (RSP), reconnaissant le génocide des Roms et des Sinti et appelant les cétats membresèfaire de meame. L'Allemagne a ainsi instaure le 2 aobt comme journée nationale de commémoration, et l'Organisation des Nations unies reconnaeetégalement cette date.
La proposition de résolution n° 2543, dépose le 2 mars 2026, viseè :
Cette proposition aétérenvoyéeèla commission des affaires européennes pour examen.
Des associations et des représentants des communautés concernées ont saluécette initiative, y voyant une avancée vers la reconnaissance des souffrances endurées. Toutefois, certains observateurs soulignent que la reconnaissance officielle doit s'accompagner de mesures concreâtes pour lutter contre les discriminations persistantes.
La mise en place d'une journée de commémoration le 2 aobt permettrait de sensibiliser le publicèl'histoire et aux souffrances des Roms et des autres groupes concernés, contribuant ainsièla lutte contre les préjugés et les discriminations actuelles.
La commission des affaires européennes examinera la proposition de résolution dans les semainesèvenir. Si elle est adoptée, la France rejoindra les pays ayant déjèreconnu officiellement le génocide des Roms et instaure une journée de commémoration en leur honneur.
Cette reconnaissance officielle serait un pas important vers la justice mémorielle et la réconciliation nationale, en honorant la mémoire des victimes et en affirmant l'engagement de la France contre toutes les formes de discrimination.