Le Sénat adopte la loi sur le référendum en RDC
Le 15 juin 2026, le Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) a adoptéen deuxième lecture la proposition de loi fixant les conditions d'organisation du référendum. Cette adoption intervient après celle de l'Assemblée nationale le 9 juin 2026. Le texte, initiépar le députéPaul Gaspard Ngondankoy, viseàétablir un cadre légal pour la tenue de référendums en RDC.
La loi adoptée définit les modalités selon lesquelles le peuple congolais peutêtre consultédirectement sur des questions d'intérêt national. Elle précise les conditions d'organisation, les procédures de vote et les critères de validitédes référendums. Cette législation est perçue comme une avancée majeure dans le renforcement de la démocratie participative en RDC.
Cependant, l'adoption de cette loi suscite des réactions contrastées. L'opposition, regroupée au sein de la coalition C64, dénonce une manœuvre visantàpermettre au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat, en modifiant la Constitution actuelle qui limite le nombre de mandats présidentiels. Martin Fayulu, figure de proue de l'opposition, a annoncéune marche de protestation prévue le 8 juillet 2026 pour exiger la démission du président.
Par ailleurs, des manifestations ontéclatéàKinshasa suiteàl'adoption de la loi, entraînant des affrontements entre les forces de l'ordre et les manifestants. Plusieurs leaders de l'opposition ontétéblessés lors de ces incidents.
Le président Tshisekedi, en fonction depuis 2019, a déclaréqu'il envisagerait de se représenter si le peuple le souhaite lors d'un référendum. La date de ce référendum n'a pas encoreétéfixée. Pendant ce temps, le pays fait faceàdes défis majeurs, notamment uneépidémie d'Ebola et des conflits persistants avec les rebelles du M23. Les prochainesélections présidentielles sont prévues pour 2028.
Cette situation soulève des questions sur l'avenir politique de la RDC et la stabilitédu pays. Les observateurs internationaux appellent au dialogue entre le gouvernement et l'opposition pouréviter une escalade des tensions et garantir le respect des principes démocratiques.