Proposition de loi n° 405 : Expérimentation de l'enseignement obligatoire de l'éducationàl'alimentationàl'école

Le 17 février 2026, le Sénat a reçu la proposition de loi n° 405, adoptée par l'Assemblée nationale, visantàexpérimenter l'instauration d'un enseignement obligatoire d'éducationàl'alimentation dans lesétablissements scolaires. Cette initiative, portée par la députée Olivia Grégoire, s'inscrit dans une démarche de prévention des problèmes de santéliésàl'alimentation et de lutte contre le gaspillage alimentaire.

Contexte et objectifs de la proposition de loi

Faceàl'augmentation des cas de surpoids et d'obésitéchez les jeunes, ainsi qu'àla nécessitéde sensibiliser lesélèves aux enjeux nutritionnels et environnementaux, cette proposition de loi viseàintégrer uneéducationàl'alimentation tout au long du parcours scolaire. L'objectif est de promouvoir des comportements alimentaires sains et responsables dès le plus jeuneâge.

Modalités de l'expérimentation

La loi prévoit une expérimentation sur une durée de trois ans, impliquant desétablissements scolaires volontaires dans des académies sélectionnées. Les modalités varient selon les niveaux d'enseignement :

  • École primaire : Mise en place d'un enseignement structuréobligatoire, intégréaux programmes existants, avec au moins trois séances annuelles sur le temps scolaire. Ces séances peuvent inclure des ateliers culinaires, des visites de producteurs locaux et des activités liéesàla restauration scolaire.
  • Collège : Inclusion de l'éducationàl'alimentation dans le parcourséducatif de santé, avec l'élaboration d'un projet annuel obligatoire en concertation avec les comités d'éducationàla santé, les collectivités territoriales et les professionnels concernés.
  • Lycée : Proposition d'un module expérimental facultatif, en collaboration avec les régions et les acteurs locaux de l'alimentation, pouvant donner lieuàdes conventions avec desétablissements d'enseignement supérieur et des organismes de formation professionnelle.

Évaluations et perspectives

Deuxévaluations sont prévues : une premièreàmi-parcours, dix-huit mois après le début de l'expérimentation, et une secondeàl'issue des trois ans. Cesévaluations porteront sur les impactséducatifs, sanitaires, sociaux, environnementaux et territoriaux de l'expérimentation, et leurs résultats seront transmis au Parlement.

Réactions et implications

La proposition de loi a suscitédes réactions variées. Certains députés ont exprimédes réserves quant au financement de l'expérimentation, notamment en ce qui concerne la participation d'acteurs privés. D'autres ont soulignél'importance de cette initiative pour la santépublique et la réduction des inégalités sociales en matière d'alimentation.

En intégrant l'éducationàl'alimentation dans le parcours scolaire, cette proposition de loi ambitionne de former des citoyens informés et responsables, capables de faire des choix alimentaireséclairés et de contribueràla lutte contre le gaspillage alimentaire.

« Il en va de la protection de l'enfance », estime Olivia Grégoire, soulignant l'importance de cetteéducation pour la santéet le bien-être des jeunes générations.

La suite du processus législatif déterminera si cette expérimentation seraétendueàl'ensemble desétablissements scolaires français.

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