Democratic republic of the congo
La Cour des comptes de la République démocratique du Congo a tenu sa rentrée judiciaire pour l'exercice 2026-2027 le 3 mars 2026, au Palais du PeupleàKinshasa. Lors de cette audience solennelle, en présence du président Félix Tshisekedi et de hauts dignitaires, le Premier président de la Cour, Jimmy Munganga, a mis l'accent sur la nécessitéde réformer les immunités accordées aux ministres et gouverneurs.
Dans son discours, Munganga a soulignéque la redevabilitéest une obligation morale, juridique et démocratique pour tout gestionnaire public. Il a recommandéune révision urgente de l'article 32 de la loi organique de la Cour des comptes afin de rendre ces hauts responsables justiciables devant la Cour pour les fautes de gestion commises dans l'exercice de leurs fonctions. Cette réforme viseàrestaurer l'égalitéde tous devant la loi etàrenforcer la lutte contre la criminalitéfinancière.
Conformémentàl'article 180 de la Constitution du 18 février 2006, la Cour des comptes est chargée de contrôler la gestion des finances de l'État, des biens publics, ainsi que des comptes des provinces et des organismes publics. Sa mission principale est de s'assurer du bon emploi des finances et des biens publics et d'en informer la population.
Depuis l'accession de Félix Tshisekediàla présidence, la Cour des comptes aétéredynamisée, conjointement avec d'autres structures de contrôle telles que l'Inspection générale des finances. Malgréces efforts, le combat pour la bonne gouvernance se poursuit en RDC, un pays confrontéàdes défis persistants liésàla corruption et aux détournements de fonds publics.
La proposition de réforme des immunités s'inscrit dans une volontéplus large de renforcer la transparence et la responsabilitéau sein des institutions publiques congolaises. En rendant les ministres et gouverneurs comptables de leurs actes devant la Cour des comptes, les autorités espèrent instaurer une culture de redevabilitéet réduire les pratiques de mauvaise gestion financière.
Cette initiative aétéaccueillie favorablement par la sociétécivile et les organisations de lutte contre la corruption, qui y voient une avancée significative vers unÉtat de droit plus solide. Toutefois, la mise enœuvre effective de cette réforme dépendra de la volontépolitique et de l'adoption des modifications législatives nécessaires par le Parlement.
En conclusion, la rentrée judiciaire 2026-2027 de la Cour des comptes aétémarquée par un appel fort en faveur de la réforme des immunités des hauts responsables politiques. Cette démarche viseàrenforcer la transparence, la responsabilitéet la lutte contre la criminalitéfinancière en République démocratique du Congo.